Entreprenariat

Comment trouver de bons clients sur Malt

By 25 octobre 2019 décembre 5th, 2019 2 Comments

Malt a débuté ma carrière de réalisateur

J’aime bien malt. En cumulé sur deux ans, les clients que j’y ai trouvé m’ont rapporté entre 40K et 50K €, notamment deux agences avec qui je travaille régulièrement pour un salaire journalier qui oscille entre 400 et 450€/j. Pourtant, la plupart des discussions que j’ai à propos de la plateforme se résume par ces deux phrases :

« à chaque fois que je reçois une offre, il faut répondre dans l’heure avec le tarif le plus bas possible pour espérer choper le contrat »
« ça fait deux mois que je suis dessus et je ne reçois aucune proposition »

Pourtant, ça marche pour quelques personnes, pour moi, pour l’une de mes amie graphiste : Anne-Laure Chapelain

 

Alors comment faire ?

 

Toujours simple tu seras

Je ne compte plus le nombre de profil qui emploie des mots incompréhensibles ou des formules alambiquées. Vous n’êtes pas sur malt pour être chic, vous êtes là pour trouver des clients. Votre profil doit être compréhensible par le plus bête et le plus ignorant de vos clients.

Par exemple, si vous êtes designer, spécialisé dans les logos et que vous vous adressez à des fondateurs de petites et moyennes entreprises, n’écrivez pas :

« Nous élevons stratégie et création au même niveau pour accélérer les projets, raccourcir les cycles de décisions, favoriser les idées de rupture, et créer des expériences de marques encore plus optimales. » (je n’ai pas inventé cette phrase)

Parce que ce genre de vocabulaire n’est compréhensible que pour les gens qui sont dans le marketing, dans les grandes entreprises.

Écrivez plutôt : « je fais des logos qui vous ressemble ».

 

Une spécialité, toujours tu choisiras

Comment choisir une spécialité ? C’est simple, c’est le croisement entre deux choses : les besoins du marché et vos désirs. Prenez ce que vous aimez le plus et regardez si c’est vendable. Si c’est le cas, bravo ! Vous avez une spécialité.

C’est très important de la mettre en avant dans tout votre profil. Par exemple, j’ai choisi comme spécialité les interviews et les tutos.

Pour que les gens y croient, il faut que mon profil soit cohérent à ce sujet, qu’ils sentent depuis le début jusqu’à la fin que je suis la personne qu’il leur faut s’ils veulent une interview, un témoignage ou un tuto.

Du coup, je l’ai mis tout au long du parcours client.

Ca commence dès l’écran de recherche : parmi tous les profils, le mien se distingue par sa spécialisation.

 

Une fois qu’ils ont cliqué, ils peuvent descendre et voir ma description, là aussi, il retrouve mes spécialités.

 

Pareil pour le portfolio

Et pour mes expériences (mon CV)

Ton référencement, tu travailleras

Malt est un moteur de recherche, comme google. Ca veut dire que vous devez travailler votre référencement pour être affiché sur la première page. Pour ça, plusieurs critères comptent :

  • Vos mots clefs. Votre description, votre titre, vos expériences… Tout ça est scanné par le moteur de recherche et selon les mots que vous aurez choisi, vous serez plus ou moins bien situé
  • Votre nombre de missions. Contrairement à ce que l’on imagine, malt ne favorise pas seulement ceux qui ont un grand nombre de missions. Vous verrez souvent des gens ayant entre 2 et 5 missions en première page, il semble que malt pousse parfois certains nouveaux profils après qu’ils aient validés quelques missions avec succès.
  • Votre note. Meilleure elle est, mieux c’est.
  • La disponibilité. Toutes les semaines, malt vous redemande votre disponibilité, si vous ne le faites pas vous serez désavantagé. D’après ce que j’ai vu, si vous confirmez tous les jours votre disponibilité, ça vous donne un avantage par rapport à le faire une fois par semaine.
  • Votre honnêteté. Quand vous débutez sur malt et que vous recevez vos premiers messages, le staff de la plateforme vous surveille, ils veulent voir comment ça se passe, si vous n’essayez pas de « sortir » le client de la plateforme. Ils peuvent même parfois vous appelez. Ce n’est pas le moment de jouer les radins. De manière général, je fonctionne toujours comme ça avec les clients : la première mission, je la mets sur malt, les suivantes, je facture en direct.
  • Vos scores malt. ce sont les quatre indicateurs que vous pouvez trouver un haut de la page de Statistiques. Certains sont complexes à influencer, d’autres sont assez faciles (par exemple, la fidélisation, il suffit de mettre toutes vos missions sur malt, pas seulement les premières).

 

Pour les mots clefs sur malt, il y a un onglet que vous pouvez trouver un haut à droite qui s’appelle « statistiques », si vous descendez en bas de cette page, vous verrez les différents mots-clefs que les gens tapent pour vous trouver. Avec ces statistiques, vous pouvez mettre en place des stratégies : par exemple, le mot-clef cadreur a l’air d’être très peu concurrentiel, il me suffit de le mettre dans mon titre et dans ma description et je suis en 2ème position. Pour réalisateur, c’est plus complexe : il faut que je le mette partout, dans ma description, dans mon titre, dans mes expériences, dans mes compétences…

Vous verrez plein de profils très mal référencé sur malt simplement parce qu’ils n’ont pas mis les bons mots aux bons endroits. Alors faites des tests pour trouver les mots clefs intéressants dans votre branche.

Grâce à ce travail de mot-clef, alors que je ne clique plus sur « disponible » tous les jours, que mes scores malt diminuent (à part le score de « Profil » qui mesure le nombre de posts reçus après une visite) et que le nombre de freelances sur malt augmente, je suis toujours en première page sur les vingt mots-clefs les plus importants de mon secteur.

 

Ton portfolio, tu choisiras avec soin

Si vous êtes graphiste et que vous détestez faire des logos, ne mettez pas de logo dans votre portfolio. Même si c’est vendeur. Surtout si c’est vendeur. Parce vos clients vont réagir à ça et vous demanderont de faire… Des logos. Même si c’est possible de prendre sur soi pendant une mission (je ne vous le recommande pas), je vous défie de le faire sur la durée, c’est la route vers le burn-out.

Alors choisissez des travaux que vous avez aimé faire et qui sont cohérent avec le reste de votre profil. Si vous n’en avez que deux ou trois, mettez-en que deux ou trois. De toute manière, le « voir plus » du portfolio malt, c’est comme la seconde page de google : un no man’s land. Donc limitez-vous à quatre productions max. Au-delà, c’est du luxe.

 

Ta première mission, vite tu trouveras

Il faut tout faire pour obtenir vos premières missions, c’est presque impossible de trouver des clients sans avoir de notes.

La première méthode consiste à proposer à un de vos clients (qui n’est pas inscrit sur malt) de vous payer via la plateforme. C’est gratuit (ça s’appelle Malt Open) et tout ce que le client aura à faire, c’est s’inscrire.

La seconde méthode, c’est de trouver un client sur la plateforme. C’est possible si vous avez beaucoup de recommandations (les recommandations sont des avis donnés par d’autres gens sur malt, personnes qui n’ont pas officiellement travaillé avec vous) et un profil béton. Cependant, c’est aléatoire et ça peut prendre des mois.

La dernière méthode est à utiliser que si les autres ne fonctionnent pas. Parce qu’elle est risquée et d’une éthique douteuse. Je l’ai appelé la méthode Agatha Christie. Dans l’Inconnu du Nord-express, deux hommes se rencontrent au hasard dans un train et décide d’échanger leur meurtre, ils tueront chacun la compagne de l’autre (ou leur père, je sais plus). Vous pouvez appliquer ce principe avec un ami ou un collègue freelance : vous l’invitez à vous payer une mission via Malt Open et il fait l’inverse avec vous (la deuxième fois ce sera payant, il faudra partager les frais).

Normalement, en combinant ces méthodes, vous aurez assez rapidement une ou deux missions. C’est le début du succès !

Mais que faire lorsque vous recevez vos premiers messages ?

 

Choisir ses clients

Malt est constitué à 50% de clients pourris : radin, pressé,… Vous ne voulez pas avoir affaire à eux parce que leur seul mode de fonctionnement, c’est la mise en concurrence abusive.

Alors, comment les reconnaitre ? Il y a plein de petites indices.

 

Au lieu de vous demander votre tarif, il vous impose un tarif.

Parfois, c’est subtile, comme ici :

Il me dit qu’il y a 4 jours de tournage, j’ai fait le calcul et je suis pas du tout d’accord, mais si je lui fais un devis où je compte plus de 1400€ pour le tournage (350€/j * 4jours), il va prendre quelqu’un d’autres.

Parfois c’est direct : « j’ai un budget de XXX ».

 

Ils préfèrent les messages aux coups de téléphone.

A quelques exceptions près (ils voyagent beaucoup, ou la mission concerne un montant ridicule), c’est toujours mauvais signe : ça veut dire qu’ils ont sélectionné 5 à 10 profils et que tout ce qu’ils veulent, c’est un résultat, pas une relation. C’est pour ça qu’ils n’ont pas de temps à perdre au téléphone avec vous.
Pour vous donner une idée, les gens avec qui je travaille, quand ils vont sur malt, il sélectionnent 2 à 4 prestataires max et téléphonent à la moitié d’entre eux. Parce qu’ils ne veulent pas travailler avec n’importe qui. Ça tombe bien, moi non plus.

Donc demandez toujours un coup de téléphone à la fin de votre premier message échangé : ça vous permettra tout de suite de savoir à qui vous avez affaire.

 

Ils font un brief minimaliste

Un brief détaillé, ça veut dire plein de choses. D’abord, que le client a un minimum d’empathie : il comprend que vous ayez besoin d’infos pour commencer la discussion. Ensuite, ça veut dire que le résultat comme le processus est important pour lui. Ça peut paraitre étrange, mais beaucoup de gens cherchent des prestataires pour de mauvaises raisons : parce qu’ils ont un budget en trop, parce qu’ils ont toujours fait comme ça, pour faire plaisir à leur boss qui a dit ça pendant la dernière réunion… Mieux vaut poser des limites à un client trop impliqué plutôt qu’essayer de motiver quelqu’un qui s’en fout. Derrière un brief minimaliste, il y a presque toujours un mauvais client.

Attention : ne pas confondre un brief efficace et un brief détaillé. Parfois le client est nul dans votre domaine et son brief va contenir plein de détails inutiles. C’est pas grave, dans ce genre de cas, c’est l’intention qui compte.

 

Ce sont ces trois critères que j’ai retenu au fil du temps, si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à me le dire, ça va aider pas mal de gens. Même en ayant ça en tête, il y a quand même 50% des messages que vous enverrez qui ne recevront pas de réponse, ou des réponses lapidaires. Ça fait partie du jeu, ne le prenez pas personnellement.

 

 

Bonus : quelques astuces de mise en page spécial malt.

Pour les listes à points, au lieu d’utiliser un tiret peut esthétique, vous pouvez écrire « * » (la petite étoile) qui se transforme en un petit point bleu plus esthétique

Certains caractères spéciaux peuvent être copier-coller, comme ceux-ci : “➜“ ou “✔”

Pour mettre un texte en gras, entourez-le d’un double tiret « __ » en décollant bien votre mot en gras et les tirets du reste. Exemple : “je propose deux types de prestations :” Si vous écrivez “je propose deux types de __prestations__:” ça ne fonctionnera pas, il faut un espace après la deuxième série de tirets. “je propose deux types de __prestations__  :” fonctionnera mieux 😉

 

Je fais souvent des fautes, si vous en voyez une, vous pouvez me le signaler en cliquant sur : Ctrl + Entrée .

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